Isolation

Date de publication : vendredi 2 avril 2021

Tous les isolants : les avantages et limites

Tous les matériaux isolants, nombreux et variés, ne présentent pas les mêmes caractéristiques de conductivité, de durabilité, de résistance à l’eau ou encore de prix. Pour comparer et choisir en toute connaissance, ce guide présente les isolants les plus utilisés, leurs avantages et leurs limites.

Une multitude de matériaux isolants

Les matériaux isolants peuvent être classés en trois catégories : laines minérales, isolants synthétiques et isolants biosourcés. A ces isolants classiques, on peut désormais ajouter les isolants thermo-réflecteurs et les isolants « nouvelle génération ». Chaque catégorie présente des variations importantes.

Les isolants minéraux : verre, roche

Les plus utilisés sont les laines de verre ou de roche. La perlite et la vermiculite entrent aussi dans cette catégorie, mais sont beaucoup moins connues. Les isolants minéraux sont les moins chers au regard de leurs performances. Ils présentent aussi une bonne résistance au feu et sont, de ce fait, tout à fait adaptés aux habitations chauffées au bois.

Cette classe d’isolants est cependant celle qui présente le plus mauvais bilan carbone (fabrication consommatrice d’énergie). De plus, la capacité de ces matériaux à ralentir la pénétration de la chaleur en été (qu’on appelle « déphasage ») est relativement faible.

Les laines minérales sont de bons isolants dans les régions froides, à éviter cependant dans l’isolation des combles.

Les matériaux synthétiques

Les isolants synthétiques sont des matériaux dérivés de la pétrochimie :

  • polystyrène expansé,
  • polystyrène extrudé,
  • mousse de polyuréthane.

Ces matériaux isolants sont également bon marché, avec des performances thermiques correctes, pour une épaisseur moindre, permettant un gain de place dans les combles et les petits logements. Ils sont souvent utilisés en isolation extérieure en raison de leur résistance à l’humidité.

En revanche, ils sont peu résistants au feu et même dangereux en cas d’incendie, en raison des fumées nocives qu’ils dégagent. Ils présentent en outre les mêmes limites que les laines minérales :

  • faible déphasage,
  • bilan carbone désastreux.

Les matières d’isolation biosourcées

Cette catégorie d’isolants est celle qui présente le meilleur bilan carbone. Elle regroupe les matières d’isolation végétales :

  • bois,
  • chanvre,
  • liège, etc.,

les matières d’origine animale :

  • laine de mouton,
  • plume,

ainsi que les matériaux issus du recyclage :

  • journaux pour la ouate de cellulose,
  • tissus pour le textile recyclé.

Outre leur bilan carbone favorable, les isolants biosourcés présentent une bonne performance thermique, quoique variable d’un matériau à l’autre.

La principale limite des matériaux isolants biosourcés, c’est leur prix. En ce sens, la ouate de cellulose fait cependant figure d’exception.

Tous les isolants en quelques chiffres

La performance thermique des isolants est un critère important dans le choix d’un isolant. Elle permet de calculer la résistance thermique selon la formule e/λ= R dans laquelle e représente l’épaisseur du matériau et λ (lambda) sa conductivité thermique. Ainsi, plus le lambda de l’isolant est élevé, plus il conduit la chaleur et, par conséquent, plus il faudra en mettre pour obtenir une bonne isolation.

Le polyuréthane est l’isolant qui présente le meilleur pouvoir isolant : de 0,027 à 0,04 W/m.K. Il apparaît comme le meilleur isolant si l’on ne regarde pas son bilan carbone. Comptez 60 euros le mètre carré en moyenne.

Avec un pouvoir isolant de 0,032 à 0,046 W/m.K, la laine de verre arrive en second, toujours sous réserve de ne pas regarder son bilan environnemental. Comptez environ 20 euros du mètre carré.

La ouate de cellulose est sans doute l’isolant le plus prisé. Avec un pouvoir isolant de 0,038 à 0,042 et un coût de 25 euros du mètre carré, il offre le meilleur rapport qualité/prix.

Nota : les coûts sont calculés pour une résistance thermique de 8 m².K/W, sachant que la réglementation environnementale RE 2020, amenée à remplacer la RT 2012 à partir de 2022, imposera une meilleure isolation pour atteindre l’objectif de bâtiment à énergie positive.

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